HÉ VOILÀ !

26 06 2008

Par Réjean Mélançon
Rédigé le jeudi 26 juin 2008

 


Section de la Gare Centrale

 

- Hé voilà !

- Cela fait cinq « Hé voilà », hi hi hi !!  Je te l’avais bien dit Loup, que j’arriverais à compter au moins cinq fois cette expression mythique du LoupDeVille, avant la fin de notre rencontre !

C’était une des petites taquineries de Dom Biquetto à l’endroit de son nouvel ami, lors de notre récente rencontre, mardi dernier, devant notre éternelle tasse de thé vert.  C’est que voyez-vous, ce cher LoupDeVille a l’habitude, chaque fois que son interlocuteur énonce une vérité à laquelle il adhère entièrement, de s’écrier:  « hé voilà », au grand amusement de Dom Biquetto et d’Isatis, qui lui observe bien sagement la scène en souriant.  Même l’Ours, qui ne dort toujours que d’un œil lorsque nous sommes sortis, ne peut s’empêcher de rire sous cape; on peut le voir, aux tressautements de sa panse.

Ce que je peux m’amuser parfois au dépend de LoupDeVille, mais jamais méchamment, bien entendu, car Loup est vraiment très sympathique.  Nous avons pour le moment pris l’habitude de nous rencontrer au moins une fois par semaine, et j’avoue que c’est à chaque fois très agréable.

Notre prochaine rencontre se fera finalement dans son antre de la Gare Centrale.  C’est là qu’il est le plus secret; aussi, en ce lieu, laisse-t-il plus volontiers la parole à son alter ego, Edgar Windsor de LaGare.  C’est d’ailleurs ce dernier qui devrait m’initier au système d’exploitation Linux, sur son ordinateur portable.

Mes sorties se font beaucoup plus fréquentes, désormais, et il me tarde de commencer à visiter plein de sites de mon île, afin de pouvoir vous faire partager les photos que je serai bientôt en mesure de prendre, lors de mes randonnées.

Il n’y a pas à dire, mon été s’annonce très agréable !!!

 



MÉLUSINE

22 06 2008

Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 18 juin 2008

 

L’escalier de Béni-Saf en Algérie
Village natale des parents de mon amie
Œuvre de Mélusine

 

- Pourquoi Isatis as-tu placé l’œuvre de Mélusine derrière une grille ?

- C’est tout simple, Biquetto !  Je ne cherche ainsi qu’à préserver les droits de cette artiste.  Ceux qui désirent voir l’œuvre dans son intégrité, n’ont qu’à aller la voir sur son blog, en cliquant sur l’image.

- Quelle ingéniosité tu as eu là !  Ce qui m’amène à souligner que c’est aujourd’hui l’anniversaire de Danailleur, alias Mélusine ou Dane pour les intimes.

- Ton agenda électronique sur Hotmail a fait merveille mon Isatis, nous avons ainsi eu tout notre temps pour préparer cette occasion très spéciale.

- Alors Mélusine, Danailleur, Dane, comme c’est la coutume chez nous au Québec, Isatis et moi te disons avec cœur…

- Grrrrrrrrrrrrr !

- Quel étourdi je fais…  Excuse-moi, l’Ours ?

- Je reprends donc…  Mélusine, Danailleur, Dane, comme c’est la coutume chez nous au Québec, Isatis, l’Ours et moi te disons avec cœur, que c’est à ton tour de te laisser parler d’amour !!!

 

À
Mélusine l’artiste peintre
Danailleur la photographe
Notre amie

 

Mélusine, est-elle fée ou Dame de noblesse ?
Moult vieilles légendes sont issues de son nom.
Une âme d’artiste possédant un grand cœur,
Pourrait seule, selon moi, revêtir ce doux nom.
Cette artiste c’est toi, Danailleur mon amie,
Danielle de Saint-Étienne, Mélusine au cœur d’or.
Par effet de magie, tu sais fixer l’image,
De tes toiles renaissent la beauté et la paix.

 

Un très joyeux anniversaire très chère Dane !!!

Dom Biquetto,
Isatis,
L’Ours,
Réjean



PAUSE LECTURE

18 06 2008

Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 18 juin 2008

 

 

J’ai passé tout l’après-midi d’hier en compagnie de mon ami LoupDeVille.  C’est fou ce que le temps peut passer rapidement, quand on est en bonne compagnie.  J’avais presque oublié le plaisir que l’on pouvait retirer de ces rencontres entre amis, à dialoguer tranquillement, tout en sirotant un simple thé vert…  tu ne sais pas ce que tu manques mon Gégé !!!

- Biquetto, je voudrais te signaler que j’ai programmé ton agenda électronique sur Hotmail.  J’y ai inclus les dates d’anniversaires de tous nos amis, comme cela, tu n’auras plus à angoisser pour tes pertes de mémoires.  Les rappels se feront par courriels quelques jours avant les dates prévues et se feront à tous les ans.

- C’est vraiment gentil de ta part, mon petit Isatis, pardon, Isatis, hi hi hi !!!  J’admets humblement que tu m’es devenu indispensable et je te remercie beaucoup pour ce travail.  Cela explique donc le message que j’ai reçu ce matin et j’en ai pris bonne note.

- Au fait, Isatis, ne devais-tu pas te rendre à la Gare Centrale aujourd’hui pour rencontrer Monsieur Edgar de La Gare et un de ses amis informaticien ?

- Si, si, mais j’ai tellement pris de recul ces derniers temps, en ce qui concerne l’écriture, que j’ai préféré l’aviser par courriel que notre rencontre n’était que partie remise.  Je compte profiter de la fraîcheur de la journée, pour me remettre au travail.

Il est vrai qu’Isatis et moi, Dom Biquetto, avons consacré pas mal de notre temps, à la lecture d’un essai que je qualifierais de philosophique et de scientifique tout à la fois.  Le livre s’intitule:  « L’infini dans la paume de la main ».  Ce genre de bouquin ne se lit pas comme un roman, mais plutôt à petites doses, pour bien s’imprégner des concepts parfois difficiles à saisir qu’il contient.  Il arrivait parfois que la lecture d’une petite phrase, nous plonge dans une profonde réflexion, nous obligeant à mettre le livre temporairement de côté, le temps de bien digérer ce qu’on venait d’y lire.

Il me fait bizarre de dire « NOUS ».  Il n’y a pas si longtemps, il n’y avait que le « JE » de Dom Biquetto.  Depuis qu’Isatis m’habite, je ne saurais plus m’en passer, pas plus d’ailleurs que de LoupDeVille et d’Edgar de La Gare qui font désormais partie de mon univers.



BLANC DE MÉMOIRE (FIN)

2 06 2008

Par Réjean Mélançon
Rédigé le dimanche 1er juin 2008

 

 

- Bon tout est-il prêt, Isatis ?

- Oui, Dom Biquetto, je suis prêt !

- Bon l’Ours, tiens-toi convenablement, veux-tu ?  Et arrête de te gratter le croupion, c’est très impoli de le faire en public.

 

Petits raclements de gorge…

- Majolo, Thierry, Melody et LoupDeVille !

- En ce début du mois de juin 2008, c’est avec beaucoup d’émotion dans la voix et aussi dans les doigts, qu’Isatis, l’Ours et moi-même, Dom Biquetto, votre humble serviteur, désirons souligner officiellement, vos anniversaires respectifs.

- Jusqu’à maintenant, est-ce que c’est bien, Isatis ?

- Oui, oui Biquetto !

 

Nouveaux petits raclements de gorge…

- Or donc, en ce jour mémorable, permettez-nous de vous présenter ce très modeste hommage, que j’ai eu l’insigne honneur de composer pour vous.

- Hum, hem ! Dom…  C’est que c’est moi qui ai composé cet hommage !!!

 

Petits raclements de gorge et regards furibonds à l’endroit d’Isatis…

- Il est vrai et je m’en excuse auprès d’Isatis, que ce dernier a un peu contribué à sa façon, à l’élaboration de cet hommage, mais il n’en demeure pas moins que je suis la tête du groupe, et que sans moi, rien n’aurait pu être possible.

- Un peu !!!  Quand je pense, que tu étais tout affolé parce que tu avais tout oublié et que tu craignais même des représailles physiques sur ta personne.  Non mais…  Comme si les têtes couronnées françaises et en particulier sa Majesté Majolo, pouvaient te faire une chose pareille !!!  Et LoupDeVille qui est doux comme un agneau !!!  Si je n’avais pas été là, il n’y aurait rien de fait mon petit Dom !!!

- Grrrrrrrrrrrrrr !!!

- Tu as raison l’Ours, de nous trois, c’est toi qui finalement est le plus digne dans cette cérémonie.  On fait la paix Isatis…  je reconnais que c’est toi le grand architecte !

- Et moi Biquetto, je reconnais que tu as raison et que nous faisons tout de même un beau trio !!!  Hi hi hi !

 

Petits raclements de gorge…

- Or donc, mes chers amis, sans plus attendre, nous vous présentons le petit hommage, rédigé par mon cher petit Isatis.

 

 

À
Majolo, notre Reine des blogueurs
Thierry, Prince consort de Sa Majesté
Melody, ma Princesse d’Alsace
LoupDeVille « Lupus Anonymus »
Mes amis

 

Reine Majolo, peut-on dire de toi, sans trop te vieillir,
Que tu es la mère de tous les blogueurs.
Je ne crois pas que se serait te faire injure.
Il suffit de te regarder pour s’apercevoir
Que non seulement ton esprit a gardé sa jeunesse,
Mais que ton corps, au port altier,
Ton visage au grand sourire rayonnant,
Ferait rêver plus d’un Thierry.

 

Thierry, Prince consort de Sa Majesté,
Je suis fort aise de te savoir auprès de notre Reine.
Grâce à toi, cette dernière vit des jours heureux,
Et cette sérénité que tu lui donnes,
Se reflète dans tous ces petits bonheurs
Qu’elle nous offre si généreusement,
Jour après jour, avec une joie sans pareil.
Puissiez-vous vivre heureux très longtemps !

 

Melody, ma petite Princesse d’Alsace,
Comme j’aime m’interroger sur les questions que tu me poses,
Et méditer sur les pensées que tu exposes !
C’est là le fait d’une grande âme, chère grande Dame.
Je veux bien servir de pont, pour toi,
Si tel est ton désir.  Mais tu devras me promettre
Que ton Navarin adoré, ne finisse pas dans un plat
Servi avec plein de bons légumes, sur un lit de poésie.

 

LoupDeVille mon grand ami de l’Île,
Ta rencontre fut pour moi une belle révélation.
Je ne me sens plus seul désormais, en sachant que tu es là.
Il me tarde de découvrir en ta compagnie, tous ces coins fabuleux
De ton royaume secret que tu désires me faire connaître.
Nous y sommes finalement arrivés à ce moment magique,
Digne de tous les contes, la rencontre du Loup et du Renard.
Que de belles aventures, seront à raconter !!!

 

Encore une fois, nous vous souhaitons un très joyeux anniversaire à tous et à toutes !

Dom Biquetto,
Isatis,
L’Ours,
Réjean

 



BLANC DE MÉMOIRE (2)

29 05 2008

Par Réjean Mélançon
Rédigé le jeudi 29 mai 2008

 

 

- Mais, qu’est-ce que toute cette flore digne d’un jardin botanique, fait dans notre petite chambre ?

- Isatis, qu’est-ce que tu mijotes encore, je ne m’absente qu’une fraction de seconde, et je vois tout notre espace se transformer comme par magie, en une serre luxuriante et multicolore ?

- Laisse-moi deviner…  tu as besoin de tout cet encombrement pour t’inspirer dans l’écriture de tes prochaines œuvres sur la nature?

 

 

- Ou plutôt non, tu cherches à me faire faire une crise d’asthme, pour pouvoir décrire avec réalisme, un asthmatique dans ton prochain roman ?

- Et moi qui ne me rappelle toujours pas ce que je devais faire de si important, alors que je sens ma vie en grand danger !!!

- Notre vie, Dom Biquetto, notre vie !!!  Tu devrais plutôt arrêter de te faire du mauvais sang.  Hi hi hi hi !

 

 

- C’est facile à dire, tu n’es qu’une tête sans cervelle, mon petit Isatis, toujours insouciant face aux terribles dangers qui nous entourent de toutes parts !

Isatis fut pris soudainement d’un irrésistible fou rire, et en voyant l’air outré de Dom Biquetto, le fou rire redoubla d’ardeur, au point qu’Isatis en suffoquait presque.

- Mais ma parole, qu’est-ce que je vois là…  L’Ours, encore endormi, mais avec une guirlande de fleurs en guise de couronne et un tutu fait dans la même matière.  Et ma parole, tu lui as planté une branche de lilas dans le croupion…  Mais je rêve, Isatis tu as beau avoir le même âge que moi, tu seras toujours un éternel adolescent…  Hi hi hi !

 

 

C’était maintenant au tour de Dom Biquetto d’être pris d’un irrépressible fou rire en regardant à nouveau la branche de lilas pendouillant derrière le nounours bien aimé.

- Mais toutes ces fleurs sont là pour quelle raison ?  Oooooooooooooh!

- Aaaaaaaaah!  Mon petit Biquet retrouve la mémoire !  Ton anxiété te faisait voir des drames là où il n’y en n’avait pas…  Comme tu t’en aperçois maintenant, ta vie n’a jamais été en danger, pas plus que ta sécurité, d’ailleurs !!!

 

 

- Dom Biquetto…  quand je pense que pour ce tout petit oubli, tu t’ais fait autant de mauvais sang !

- Je sais…  je sais !  Heureusement que tu étais là pour me rappeler cet oubli impardonnable.  Excuse ma mauvaise humeur à ton endroit !

- Hé !  L’Ours !  Réveilles-toi !  Hi hi hi !  Regardes-toi dans le miroir !!!  Si tu avais la parole, je sais très bien ce que tu dirais à Isatis, pour ce coup pendable.  Ha ha ha !  Veux-tu un petit verre de jaune pour te réveiller ?  Oui !  Commence par retirer la branche de lilas de ton croupion mon petit nounours !  Voilà pour toi, un bon petit jaune…  ça réveille son ours, hein ???

 

 

- Bon, maintenant que la trinité est réuni, il serait grand temps de passer aux choses sérieuses.  On a des préparatifs à faire !

- Tu penses bien mon Biquet que j’avais tout prévu d’avance…  n’est-ce pas moi le penseur du groupe ?  Il ne reste que quelques petits détails à finaliser, mais pour ce faire j’aurais besoin d’un peu d’aide.

 

À SUIVRE



BLANC DE MÉMOIRE

27 05 2008

Par Réjean Mélançon
Rédigé le mardi 27 mai 2008

 

 

Il n’y a rien qui m’énerve davantage que de savoir que j’avais quelque chose à faire, et de ne me souvenir de rien.

- Grrrrrrrrr !  Mon petit Isatis, aurais-tu une idée de ce que je devais faire aujourd’hui ?

- Ben je ne sais pas moi, j’ai beau être toi, je suis constamment dans mes nuages, alors il serait grand temps que tu songes à prendre des notes au lieu de m’embêter avec tes pertes de mémoire chroniques.  J’ai suffisamment à faire dans ma quête de l’inspiration, moi… les détails de notre vie quotidienne, je te les laisse volontiers, quoique, je devrais peut-être commencer à m’inquiéter un peu, si je dois me fier à toi pour penser à mon confort quotidien.

- Tout ce dont je me rappelle, c’est que c’est extrêmement important, il en va de ma sécurité, voir même, de mon intégrité physique !!!

- Alors là, le Biquet, tu commences à me faire vachement peur.  Monsieur parle de son intégrité physique…  et la mienne, connard, tu y penses…  si tu écopes, j’écope aussi !!!

- Si notre sécurité est compromise, il nous faut de toute urgence, prendre les grands moyens pour garder ce flemmard d’Ours, constamment réveillé.  Il faut bien qu’il nous serve à quelques choses, non, au lieu de roupiller toute la journée, complètement abruti par sa consommation exagérée de thé vert !!!  A partir de maintenant, on ne lui donne que des petits jaunes.  Je n’ai jamais compris, comment il se fait, que ce gros patapouf, réagisse différemment de la majorité des gens normaux, c’est-à-dire, s’endormir avec le thé vert et s’éveiller avec le petit jaune ???

- Enfin, aurait-on causé un quelconque tort à un loup non civilisé, car comme tout le monde le sait, il n’y a qu’un seul LoupDeVille qui soit civilisé ?

- Non, cela pourrait être pire encore !!!

- Pire encore ?  Mais de quel fléau fais-tu donc allusion ?  Qu’est-ce qui pourrait nous arriver de si grave ?  Si tu t’amuses à me faire peur, et bien dis-toi que tu as réussi !  Alors il vaudrait mieux que tu arrêtes Dom !!!

- Le problème est que je ne me rappelle même pas ce qui pourrait nous arriver de grave !  C’est épouvantable mon petit Isatis !!!

- Dis donc le vieux Biquet de 55 berges, pourrais-tu cesser de m’appeler ton petit Isatis, j’ai le même âge, figures-toi donc !!!  Il est vrai que j’ai conservé toute la verdeur de ma jeunesse, mais ce n’est quand même pas une raison pour que je te laisse faire, comme bon te semble !!!

- Si tu veux mon avis, mon vieux Dom Biquetto, va plutôt faire un petit roupillon, la nuit porte conseil et tu retrouveras peut-être tous tes esprits au matin ?

- Tu as sans doute raison mon petit Isatis.  Je te souhaite une bonne nuit donc !

Pauvre Dom Biquetto, j’ai l’impression qu’il a prit trop de rougeaud durant la dernière fin de semaine…  Pfff !!  On verra bien de quoi il en retourne un de ces jours, il est bien capable de ne se rappeler de ce qu’il devait faire, que dans un mois, hi hi hi !!!

 



L’ACCEPTATION DE SOI

26 05 2008

Par Réjean Mélançon
Rédigé le lundi 26 mai 2008

 

 

Une petite fin de semaine d’évasion de temps en temps, ne peut pas faire de tort, n’est-ce pas ?  Surtout quand cette dernière se passe en compagnie des gens qu’on aime le plus et que ces derniers nous font comprendre sans l’ombre d’un doute, que les sentiments sont pleinement partagés.

Comme je plains ceux qui n’ont plus personne dans la vie.  Si je n’avais pas eu l’appui de ma famille, sans doute que je serais devenu une loque humaine à l’instar de bon nombre d’individus comme moi.  Mais encore faut-il, qu’on s’accepte tel que nous sommes devenus, c’est-à-dire, des hommes et des femmes malades dans leur tête, et qu’on fasse l’effort de ne pas se replier sur soi-même, en éliminant volontairement tout contact avec nos proches, simplement à cause de la honte que nous éprouvons de ce que nous sommes devenus.

Ma fin de semaine d’anniversaire, m’a fait réalisé, qu’il n’y a personne de parfait, nous avons tous nos qualités et nos défauts, et que si on veut vivre en paix avec soi-même, il nous faut éviter par-dessus tout, de jeter le blâme de tous nos malheurs sur les autres, au lieu de tenter de voir ce qui ne fonctionne pas en dedans de nous-même.

À 55 ans bien révolus maintenant, j’entame avec plaisir la deuxième et dernière étape de mon existence.

 



COMPTE-RENDU D’ISATIS

19 05 2008

Par Réjean Mélançon
Rédigé le lundi 19 mai 2008

 

 

Aujourd’hui est un lundi pluvieux et froid, à peine sept pauvres petits degrés à l’extérieur.

Il va de soit, qu’Isatis, votre humble serviteur et membre émérite de cette Trinité formée avec Dom Biquetto et l’Ours, demeure sagement cantonné, bien au chaud, dans sa tanière.

Hé oui, ce cher Réjean Mélançon a bien des personnalités qui coexistent en lui.  Il y a Dom Biquetto le Pater, ou le Parrain, c’est comme vous voulez.  Celui-là, si on le laissait faire, se croirait nanti de toutes les responsabilités, il ne peut pas s’empêcher de tout prendre sur ses épaules.  Aussi, est-il bon qu’il soit distrait de ses nombreuses préoccupations, grâce à son fiston Isatis le renard blanc et son esprit rêveur.  Isatis est également l’artiste en herbe, le poète, l’écrivain, qui aime à coucher sur le papier ou le plus souvent sur son clavier, tout ce qui peut passer dans l’esprit de Dom Biquetto.  L’Ours, lui, est son esprit protecteur.  C’est un solitaire, souvent grincheux, qui a à cœur de protéger l’intimité du Pater, quand ce dernier commence à ressentir de la fatigue ou une pression trop forte.

Ensemble, nous formons une belle équipe et moi, Isatis, je peux dire sans trop me tromper, que cette Trinité vit actuellement de très beaux moments.

Réjean Mélançon a depuis peu dévoilé de lui, une nouvelle personnalité, totalement indépendante des trois autres, Joreal.  Ce dernier fait bande à part sur son propre blog.  Il s’agit d’une sorte de philosophe, d’humaniste et de métaphysicien.  Enfin, un curieux bonhomme qui pourrait en laisser plus d’un, très sceptique quant à sa santé mentale, tellement ses idées peuvent surprendre parfois.

Le but de Joreal est pourtant bien simple, il ne veut que s’interroger sur des questions d’ordre existentiel et partager ses réflexions avec ceux que le sujet pourrait intéressé.

Ce genre de réflexions ne se lit pas comme on lirait un roman.  Non, cela se déguste à petite dose;  il faut s’en imprégner et méditer sur chacune d’entre elles, le temps qu’il faut, avant de passer à la suivante.  Il n’est pas mauvais de prendre le temps de s’arrêter quelques instants, pour se libérer de notre quotidien, afin de s’interroger sur des tas de « POURQUOI ? » qui nous perturbent dans notre vie de tous les jours.

Pour ma part, l’Ours m’oblige à ne pas prendre les bouchées doubles, ce qui est sage de sa part.  Au fil des jours, je recommencerai à écrire de façon plus régulière, Dom Biquetto et moi on ne vous oublie pas, soyez en assurés !  Sur ce je retourne faire un petit roupillon !!!

 



RENCONTRE LOUDEVILIENNE (2)

7 05 2008

Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 7 mai 2008

 

 

Soyez sans crainte, mes petits amis, la marque de la bête ne représentait dans la tête d’Isatis, que le nom de la marque de commerce devant apparaître sur le devant de la casquette du Loup;  vous savez, la petite marque en forme de « crochet », apparaissant sur certains articles de sport.  Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce qu’Isatis fasse une publicité gratuite à une multinationale américaine…  non mais !!!

Toujours est-il, que le personnage au comptoir, une fois sa commande complétée, est passé devant Isatis pour rejoindre la table qu’il avait déjà convoitée.  En voyant la marque de commerce sur le devant de la casquette, Isatis n’avait plus le moindre doute, et il s’écria spontanément en souriant:  « Mr. Le Loup » !!!   Ce dernier en regardant Isatis s’écria:  « Mr. Réjean », avec un large sourire laissant apparaître l’absence évidente de quelques dents au sommet de la mâchoire.  Bien qu’Isatis se montrait en apparence fort sûr de lui, ce petit détail, à lui tout seul, permit à notre renardeau de se sentir définitivement en parfaite sécurité, aussi ne se gêna-t-il pas de donner une tape amicale sur l’épaule du LoupDeVille, tout en lui disant qu’il le rejoindrait sans tarder.

Un autre petit détail qui ne passa pas inaperçu aux yeux aiguisés d’Isatis, est que LoupDeVille ne s’était contenté pour son repas, que d’un croissant fromage, d’une soupe et d’un thé vert.

Dom Biquetto apparaissant subitement dans le décor, fut définitivement convaincu que sa vie serait sauve, que le loup ne le dévorerait pas.

Ne soyez pas surpris de voir apparaître Dom Biquetto aussi facilement dans cette histoire, qui est dans les faits, pratiquement un conte de fée.  On peut donc se permettre quelques libertés.  Sir Isatis, chevalier d’Oniris de son côté, ne demandait pas mieux que d’être observateur en tant qu’auteur écrivain, laissant ainsi le soin à Dom Biquetto de s’entretenir avec le Loup.

Vous ne connaissiez pas encore la sainte trinité du Carrefour de Lorimier.  Il y a Dom Biquetto le père, Sir Isatis le fils et un troisième personnage appelé communément l’Ours, l’esprit protecteur de la trinité, et qui aime par dessus tout roupiller tout l’hiver durant, obligeant les deux autres membres de ce triumvirat, à plus de prudence et à trop souvent végéter dans la tanière, durant chaque hiver.

Lors de son apparition subite au milieu du décor Mont-Royalien, Dom Biquetto, comme tout bon biquet qui se respecte et qui ose s’approcher d’un Loup, s’était bien assuré que son ursidé d’esprit était bel et bien en état d’éveil, malgré tout.  Et pour être bien certain qu’il conserve bien son état de veille, Dom Biquetto le menaça de ne lui donner à boire que du vulgaire « jaune » au lieu de ce délicieux thé vert dont il le régalait normalement à tous les jours.

Aussitôt qu’on lui eut servi son muffin et son délicieux thé vert, Dom Biquetto-Isatis alla derechef rejoindre le Loup et sans plus tarder, une conversation très animée s’est amorcée entre les deux augustes personnages, pendant que l’Ours, benoîtement avachi dans un coin, ouvrit discrètement un œil durant une fraction de seconde pour s’assurer que tout se passe sans anicroche, avant de retomber dans un profond sommeil.

Isatis se rappela être entré dans le resto à 13 heures 30 et en être ressorti aux environ de 17 heures, c’est du moins l’heure qu’affichait sa montre, lors de son retour, quelques minutes après avoir quitté le LoupDeVille.  Trois heures et demi donc, qui se sont passées vraiment, trop rapidement.

Dom Biquetto à son habitude, ne manquait jamais une occasion pour faire parler son compagnon de lui-même, car il aime bien connaître les gens qu’il côtoie et quand il se sent beaucoup d’affinité et de points en communs avec son interlocuteur, il devient lui-même très loquace.  Il parlait de lui et de tout.  Loup était de son côté, tout aussi loquace.  On sentait bien que lui aussi se sentait bien à son aise en compagnie de Dom Biquetto.  Il me parla un peu de lui, de sa jeunesse, de ses raisons toutes personnelles qui le poussent à vouloir conserver jalousement son anonymat sur le web.  On parla aussi d’informatique, de nos blogs respectifs, de ponctuations et d’accords du participe passé.

On parla également de nos amis blogueurs blagueurs que nous aimons tant et que nous apprécions beaucoup.  Toute la bande y est passée.  Fred le scénariste qui venait de me demander de pondre un texte sur son « Homme à l’Envers », un personnage auquel je m’identifie presque, notre chère Princesse Loulène la Juliette poétesse du Fred, qui chemine actuellement sous la pluie, la douce Joyce, Princesse du Mans qui sait toujours trouver les mots justes pour vous remonter le moral.  Il y était aussi question de Melody et de Cathou, deux amours de femmes, respectivement Princesse d’Alsace et d’Andalousie, les deux seules avec Biquetto à bien connaître le Loup, et Nine petite princesse romaine, dont les nouvelles impressionnent grandement Sir Isatis chevalier d’Oniris.

On parla évidemment de thé vert et d’un certain Gégé, le Noirmoutrain, notre souffre-douleur préféré, grand amateur de petits jaunes, écrivain et lui aussi chevalier d’Oniris.  Et pour finir, je fis l’annonce au LoupDeVille qu’il devait s’attendre à devoir se dévoiler à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine, puisque Majolo la photographe, notre Reine à tous, a déjà planifié de traverser la Grande Bleue pour venir rencontrer en personne, les deux blogueurs de Montréal.  A cette mention, Loup se décida à sortir sa caméra Webcam qu’il avait soigneusement camouflée dans son sac, pour la mort dans l’âme, procéder pensa-t-il, à la prise de quelques photos pour la postérité.  Voyant son trouble, Dom Biquetto lui dit qu’il n’y avait pas de presse pour les photos, qu’il avait tout son temps pour se dévoiler, que la Majolo photographe s’en chargerait de toute façon.

Nous sommes désormais trois à t’avoir vu et à bien te connaître et de ces trois blogueurs, il y a maintenant Dom Biquetto qui a eu la joie de te rencontrer et qui ne souhaite qu’une chose en ce qui te concerne, c’est de te revoir le plus souvent possible, tellement tu lui as fait bonne impression.

Tu sais, il fut un temps où il était très bien vu d’être une grosse personne, c’était un signe de richesse.  Ne t’en fait donc plus avec ton apparence.  Si tu avais été Brad Pitt, c’est certain que le Biquetto ne serait pas resté de bois.  Mais, dis-moi Loup, Brad Pitt, sait-on ce qu’il y a dans son cœur, alors que moi je sais désormais que je suis conquis par le tien.

On se quitta donc, Loup et moi en très bons termes avec promesse de se revoir bientôt.

L’Ours s’est réveillé juste comme je me levais pour quitter LoupDeVille.  Sur le chemin du retour, j’ai demandé à Isatis s’il avait déjà commencé à penser à ce qu’il allait écrire.

  • Pas de problème Dom Biquetto, c’est déjà en cours de préparation dans ma tête.  Je vais d’abord m’attaquer à un petit texte qui me trotte dans la tête depuis un certain temps.  J’avoue que la demande du Fred le Scenaryo m’a incité à en commencer la rédaction sans plus tarder, et aussitôt après, j’ai en tête une petite histoire sur le loup, le renard et le biquet.

  • Moi, je savais depuis le début que le Loup était doux comme un agneau et à aucun moment, je n’ai eu peur de lui, foi de Dom Biquetto !

  • Si je t’avais mis en garde, mon petit Isatis, ce n’était que pour ton bien, pour que tu sois toujours conscient des dangers qu’il peut y avoir à tous les jours dans notre vie.

  • Alors là, tu charries, le biquet, et je ne suis pas ton petit Isatis !!!  Tu oublis que nous sommes une trinité et que je suis toi.

  • Et puis, si tu obliges l’Ours à boire du « jaune » au lieu de thé vert, c’est toi qui le boira tout compte fait.

  • Là, tu marques un gros point, mon petit Isatis…  ou plutôt devrais-je dire, mon grand Isatis.  Tel est pris qui croyait prendre.  Je ne te sous-estimerai jamais plus, désormais.

Et c’est finalement le cœur léger et heureux, que notre trinité réintégra avec délice son petit Paradis.

 

FIN

 



RENCONTRE LOUDEVILIENNE (1)

5 05 2008

Par Réjean Mélançon
Rédigé le lundi, 5 mai 2008

 


Rue Mont-Royal direction ouest
avec le Mont Royal en arrière plan

 

Ce n’est pas tous les jours que nous pouvons être les témoins privilégiés d’une rencontre tout à fait inusitée, entre un LoupDeVille format de Ville standard de modèle unique et un Renard arctique.  D’autant plus curieux, que ce petit canidé était acclimaté à la douceur de son Carrefour de Lorimier et qu’il déteste par dessus tout le climat arctique.  C’est un bien drôle de renard arctique ce Sir Isatis, chevalier d’Oniris, d’autant plus curieux qu’il est aussi prompt qu’un ours à se mettre en hibernation pour toute la durée du long hiver québécois.  Et cette histoire, mes petits amis, c’est bel et bien passée, dans un petit resto au cœur du plateau Mont-Royal.  Si, si, je vous assure, parole d’Isatis !!!

Alors donc, par un beau vendredi après-midi, Isatis sorti timidement son museau à l’extérieur de sa tanière, pour humer soupçonneusement les effluves de l’air printanier qui circulaient au dessus de sa ville.  Le soleil chauffait délicieusement son territoire et ses deux narines frémissantes, humèrent avec délice cet air environnant chauffé à très exactement 16,2 degrés Celsius, température tout à fait suffisante se dit le petit renard, pour entreprendre une belle randonnée afin de se dérouiller de sa longue hibernation.  Il faut toutefois reconnaître qu’Isatis serait assurément sorti de sa tanière à 16 degrés pile, mais admettez que 16,2 est encore plus confortable !!!

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Chemin faisant, Isatis se remémora tous les conseils que Dom Biquetto lui avaient servis avant son départ:

  • Tu devrais porter du vert, mon petit Isatis !

Et sans lui demander son avis, car Dom Biquetto n’entendait pas à rire en pareille circonstance, Isatis dû à contrecoeur, camoufler sa fourrure blanche avec une casquette verte et un sac à dos de même couleur, pour passer plus facilement inaperçu en traversant les sentiers de la vaste forêt du Plateau Mont-Royal.

  • Et si je te fais porter du vert, c’est pour que tu sois moins visible dans la forêt afin de pouvoir t’approcher du Loup sans être aperçu et que ce ne soit pas l’inverse;  je suis un biquet et un biquet n’est jamais trop prudent lorsqu’il s’approche d’un loup, tu le sais bien mon petit Isatis.

  • Dom Biquetto, arrête de m’appeler ton petit Isatis, je suis grand maintenant, et puis moi, je ne suis pas un biquet je suis un renard !

  • Et puis, ne m’avais-tu pas déjà dis que ce LoupDeVille standard de modèle unique était affublé de dents en caoutchouc, alors que les miennes, sont bien solides ?  D’ailleurs je trouve bien curieux que nos dentitions de canidés respectives soient si différentes en dureté, étant donné que nous sommes tous les deux de grands consommateurs de thé vert, qui comme tout le monde ou presque le sait, contient plein d’antioxydants excellents pour la santé.

  • C’est le Loup lui-même qui m’avait assuré qu’il avait des dents en caoutchouc, répondit Dom Biquetto, et qui plus est, qu’il lui en manquait quelques-unes à la mâchoire supérieure.  Mais sachant que l’un de nous chercherait à le rencontrer dès la venue du printemps, il s’agissait peut-être d’une ruse de sa part, pour nous attirer dans ses griffes.

  • Le Loup est reconnu pour sa ruse;  rappelle-toi sa magouille pour attirer le Petit Chaperon Rouge !!!  Non mon petit Isatis, tu dois rester sur tes gardes lorsque tu seras en sa présence et puis, a-t-on déjà vu un loup écrivain ?

  • Ne m’appelle plus ton petit Isatis !!!

  • D’accord !  D’accord mon petit Isatis, je ne le dirai plus.  Mais il vaut mieux être prudent.  Tout ses beaux mots pour enjôler les femmes, ne sont peut-être que de la poudre jetée aux yeux pour attirer ses proies.

  • Mais moi je ne suis pas une renarde, je suis un renard !

  • C’est vrai mon petit Isatis, mais tu es quand même un petit renard bien en chair et je ne pense pas que les loups prennent le temps de vérifier le sexe de leurs victimes avant de les égorger.

 

Grrrrrr !!!  Je commence à en avoir marre d’être traité comme un gamin.  Pfffft !!!  Ce qu’il peut être trouillard, ce Dom Biquetto !

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Après avoir fait sa petite balade pour se dégourdir un peu, Isatis arriva finalement au bout d’une heure, en face du petit resto où le rendez-vous avait été fixé.  Il avait une heure d’avance, mais il en profita tout de même pour entrer, sûr de lui, vérifier à l’intérieur, au cas où le Loup serait déjà arrivé.

Un grand gaillard aux proportions d’un LoupDeVille standard, était attablé en lisant nonchalamment son Journal de Montréal.  De son œil avisé, Isatis eu tôt fait de s’apercevoir que les indices caractéristiques du LoupDeVille format standard, mais de modèle unique, n’étaient pas toutes respectés, ce qui impliquait en toute logique, qu’Isatis n’était pas en présence du bon spécimen.  Et puis, ledit spécimen ne daigna qu’à peine jeté un bref regard sur Isatis.  Le thé vert semble avoir un effet plutôt apaisant, puisque cette imitation de LoupDeVille, sans doute made in China, semblait relativement douce.  Tout compte fait, il avait plus les allures d’un panda géant.

Comme Isatis avait encore une heure à patienter:  « Qu’à cela ne tienne, se dit-il allègrement, il fait un temps superbe à l’extérieur, autant en profiter encore un peu.  Ce fut donc avec un enthousiasme renouvelé que notre renardeau en herbe parcouru pendant encore une petite demi-heure, ce large sentier appelé, rue Mont-Royal, et qui menait tout droit vers la montagne du même nom.

À son retour au lieu de rendez-vous, Isatis remarqua une file de clients qui attendaient de se faire servir au comptoir, derrière un spécimen ressemblant à un LoupDeVille standard et qui de prime abord, cadrait parfaitement avec la description fournie.  Il ne restait plus qu’à voir la marque de la bête qui se trouvait sur le devant de la casquette qui lui servait de couvre-chef…

Isatis se mis à la fin de la queue dans l’attente de se faire servir lui aussi, un de ces merveilleux thés verts qui ont si bonne réputation auprès de tout le monde ou presque et surtout, dans l’attente de voir la fameuse marque de la « BÊTE » !!!

À SUIVRE