Par Réjean Mélançon
Rédigé le mercredi 9 avril 2008
J’en suis où un an après ?
Y a-t-il une limite à l’évolution que nous pouvons atteindre sur le plan matériel ou peut-être devrais-je dire sur le plan de la réalité, communément admise par l’ensemble de la société ?
J’ai eu récemment l’opportunité de voir quelques photos qui m’ont rappelées très fortement un homme, dont les images prises de lui dans le passé, le présentent presque toujours perdu, l’esprit ailleurs ou bien le visage sévère, rarement souriant.
Je suis encore comme ça aujourd’hui. Et pour ceux que cela peut intéresser, je ne fais généralement acte de présence sur les blogs que lorsque j’ai le goût de sourire. Sinon, je me contente de naviguer un peu comme un automate, tout en respectant le plus stricte des silences.
Je jette à nouveau un regard sur ces photos et cela m’amène à faire un constat sur ma personne. Elles m’ont inspiré ce que j’aurais envie de commencer à écrire aujourd’hui, c’est-à-dire, une nouvelle série, quoique avec moi, vous ne pouvez jamais être assurés de rien !
La différence sans l’indifférence serait de vivre dans un monde idéal pour ne pas dire utopique. La différence dans l’indifférence, ça c’est une autre histoire et j’oserais dire que le nombre d’individus qui la vivent au quotidien, se compte par milliards. Je ne suis donc qu’une goutte dans un océan, et qui pour se distinguer des autres, a décidé d’accepter sont sort et de s’interroger sur sa vie et sur celle de ceux qui l’entourent.
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Mon constat est le suivant, j’ai atteint ce qui me semble être un plateau dans mon « ascension ». D’essayer d’aller plus haut me ferait inévitablement retomber sur le dos, créant en moi, frustrations et peines. Alors que là où je suis, je me sens en paix avec moi-même, comme si j’avais réussi à atteindre mon équilibre sur le fil ténu de ma vie.
Là où je me suis rendu, j’avais l’habitude de dire que la lutte faisait parti de mon passé, que j’avais réussi à me sortir d’un océan sur lequel je tentais désespérément de rester à flot, en abordant une petite île isolée, loin de toutes côtes. N’ayant plus la force ni le courage de retourner à l’eau pour essayer encore une fois de rejoindre un des continents, j’en suis venu à me plaire sur mon îlot et cela me suffit, du moins pour le moment.
Il y a des pauvres qui n’ont rien et qui sont plus heureux que bien des riches qui ont tout. Je suis de ceux-là. Je me fous de tout désormais, je n’aime que mon présent et jouir de vos instants que vous daignez m’accorder. Je me nourris de vos vies et suis toujours ravi de vous revoir au propre, comme au figuré. Je vous écoute avec plaisir, patience et compassion. Il m’arrive aussi de rire et de pleurer en votre compagnie, mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est de retrouver mon île et ma solitude, fixer mon regard sur un vague horizon et laisser errer mon esprit.
Certains appelleraient cela mener une vie d’ascète. Et alors, si ça me plait ! J’aime à me poser de grandes questions et tenter de trouver des réponses.
À quoi peut bien servir la relativité ? A quoi peut bien servir cette si grande disparité entre les humains ? Ceux qui seraient tentés de me répondre: c’est parce que c’est comme ça, un point c’est tout. On naît riche ou bien pauvre et puis après il n’y a plus rien, c’est le néant ! À ceux-là je dis, je ne veux même pas vous entendre !
Je me suis déjà posé cette autre question sur mon blog; la souffrance est-elle nécessaire pour que, un certain jour, au cours de cette vie ou dans une vie peut-être future, nous en venions à nous dire: est-ce cela, la vie, et prendre le temps de s’asseoir sur son cul pour résolument se mettre à réfléchir profondément à cette énigme ?
Selon vous, la vie serait-elle: métro, boulot, dodo, bien baiser, faire beaucoup de pognon pour pouvoir s’acheter plein de gadgets, ou bien agir en richissime despote avide de pouvoir et de fortune, quand pour d’autres, elle se résumerait à tenter de respirer pour simplement survivre ? À ces derniers, on ne pourrait que leur dire, désolé les mecs si vous êtes tombés sur le mauvais numéro ? La vie c’est comme ça c’est le hasard qui décide de tout, on naît riches ou bien pauvres et puis après, basta, on disparaît sans laisser de trace, et ce, pour l’éternité ? Comme elle serait triste alors, la vie ! Non, la VIE ce n’est pas cela !
Mais c’est pas tout ça ! La vie comme on l’appelle n’en continue pas moins…
Jour après jour je continue à penser et à m’inquiéter pour mes proches, les amis qui se greffent continuellement à mon quotidien, et naturellement aussi, pour mes garçons et grands frères du Carrefour Lajeunesse, qui rêvent ou désespèrent d’avoir un jour, une « VIE » meilleure…
Qu’est-il devenu mon Gros Pierrot ?
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